Bas-Congo : 10 jours de clandestinité du journaliste Martin Nlandu convoqué par le parquet général

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symbole de la justice/Internet

Martin Nlandu-di-Lusala, éditeur-directeur de la publication du bimensuel « Veritas News » vit en clandestinité depuis fin août. Selon une alerte qui vient d’être envoyée à l’Ong, Journal en danger(JED), il est menacé d’arrestation par le parquet général près la cour d’appel de Matadi. Pour cause à en croire l’alerte: son article qui parle de détournement des fonds de la rétrocession des entités territoriales décentralisées par l’autorité provinciale.

Dix jours de clandestinité déjà pour Martin Nlandu. La convocation qu’il a reçue du parquet général près la cour d’appel de Matadi l’y pousse. L’alerte envoyée à JED signale,’’ il est en effet menacé d’arrestation par le Parquet Général près la Cour d’Appel de Matadi sur ordre, laisse-t-on entendre,  de l’autorité provinciale du Bas-Congo pour. » Elle poursuit que ‘’ c’est pour avoir dénoncé, dans son édition n° 019 du Jeudi 28 août au vendredi 5 septembre 2014, le détournement, par cette dernière, des fonds de près de 16 mois liés à la rétrocession des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) de cette contrée de la RD Congo ; soit un montant total évalué à  5 milliards trois cent trente-six millions trois cent vingt mille francs congolais.

Il y a plusieurs mois, Jacques Mbadu, le gouverneur a suspendu la rétrocession pour’ ‘détournement par certains territoriaux’’.

 Dépénaliser les délits de presse

Si la justice s’en tient à la loi du 22 juin 1996 fixant modalité de l’exercice de la liberté de la presse, le président des éditeurs du Bas-Congo et responsable de’’ Veritas News ‘’ tombera sous le coup de la diffamation. Elle donne l’occasion à toute personne lésée par la publication d’un journaliste que ce soit vrai ou faux d’obtenir sa condamnation. ‘’C’est ainsi que cette loi liberticide doit être revue’’, ne cesse de tempêter Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de JED. Cette Ong qui se bat pour la dépénalisation des délits de presse estime que la place d’un journaliste n’est pas en prison.

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