Échec des négociations après les deux journées ville morte , à Boma

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Les émissaires du gouverneur du Kongo central, la mairie de Boma et la société civile n’ont pu se mettre d’accord après deux jours de paralysie des activités dans cette deuxième ville du Kongo central. Cette dernière pose des préalables à la surséance de ses actions.

Par Chadrack Kayi et Roger Nsingulu

La société civile reste ferme. Elle exige du gouverneur Guy Bandu “l’approbation des mesures d’encadrement pour l’application de l’arrêté du 23 janvier 2023 élaborées par une commission spécialisée” et ce, pour faire face à la crise qui secoue la ville de Boma depuis plus de dix ans. Cet arrêté pris par Guy Bandu porte sur “l’obligation du contrôle technique des véhicules et matériels roulants d’occasion importés via le Kongo central”.
La deuxième journée de la ville morte est également une réussite. Outre les pharmacies et services de transport, les autres services n’ont pas fonctionné. Beaucoup d’élèves de 6e des humanités n’ont pas terminé le jury pratique. “Si ça ne marche pas, il y aura un sit-in devant la mairie” répond Apollinaire Nsoka, président de la société civile de Boma aux émissaires du gouverneur qui demandent la surséance des actions que mènent les habitants. Ces derniers veulent coûte que coûte faire entendre leur voix,la vie socio-économique de Boma étant devenue rude et l’arrêté du gouverneur portant obligation du contrôle technique des véhicules et matériels roulants d’occasions importés via le Kongo central accentuant leur souffrance.