Après Soyo et Buima, insécurité à Nkala Nkala: la ballade des bandits à Matadi

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Photo Internet

A moins d’une semaine, certains habitants de Matadi, jadis havre de paix, ont subi la loi des criminels armés. Des cambistes et beaucoup d’autres ménages ont été victimes des rackets de ces inciviques. A l’aube du lundi 19 février, une dizaine de bandits ont opéré à Nkala-Nkala. Ils ont emporté plusieurs biens, à en croire une source.

L’inquiétude gagne les habitants de la capitale du Kongo central. “L’insécurité dans la ville de Matadi est devenue comme une règle et la sécurité comme une exception”, qualifie Nathan Gitambala, président des étudiants de l’Université libre de Matadi (Ulimat). “Ce n’est pas acceptable et ça ne peut pas être supportable pour un citoyen de vivre dans une ville où il se dit, je peux être attaqué à tout moment, je peux être visité à tout moment, je peux rencontrer des bandits sur mon chemin, je peux aller dans mon affaire et puis rencontrer des gens qui peuvent me ravir tous mes biens », regrette John Kayembe, avocat au barreau du Kongo central. « Ce n’est pas intéressant. Ça doit inquiéter au plus au point. De la même manière que ça nous inquiète, la population Matadienne, de la même manière, ça devait inquiéter au plus au point l’autorité politico-administrative parce que l’autorité politique a parmi ses missions, la mission de veiller sur la sécurité de la population et de leurs biens à travers le service de la police nationale”, ajoute-t-il.

Qui sont ces bandits ?

Dans leurs différents rackets, ces bandits sont dans la plupart de cas munis d’armes à feu et des armes blanches. Les Matadiens ne comprennent pas. “Un groupe de civiles qui arrive avec des armes bien remplies de balles. Alors on se pose la question premièrement où est-ce qu’ils ont trouvé ces armes ? Ne serait-il pas des policiers déguisés ?” Que l’État puisse prendre ses responsabilités afin que les auteurs de ces crimes subissent une sanction sévère”. Le taux de chômage est mis en évidence comme la principale cause de cette insécurité. Rodrigue recommande aux autorités politico-administratives “d’équiper les policiers, de les former suffisamment, de multiplier les opérations de patrouille et de mettre dans de bonnes conditions ces hommes en uniforme”.

Un jour auparavant, un couple a été visité par des bandits à main armée. Ils avaient emporté plusieurs biens. Ce même jour au rond-point Buima, ils ont minutieusement pillé des cambistes.