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    L’Université du Kongo central stimule les étudiants à l’entrepreneuriat

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    Une conférence-débat axée sur “l’autonomisation de la femme et fille étudiante à travers l’entrepreneuriat”. Objectif : raffiner les compétences des étudiants de l’Université du Kongo central (UKC) pour un engagement sans précédent dans l’entrepreneuriat.

    Samedi 30 mars, salle polyvalente Maurice Tshikuya, Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), des étudiantes comme étudiants de tous bords, majoritairement de l’UKC, femmes, filles et garçons, enseignants d’universités ainsi que les autorités politico-administratives sont attentionnés aux différents sous-thèmes développés par trois différents orateurs. Christine Masengu Kabuya, conseillère au ministère provincial de l’Environnement développe le sous-thème :“l’autonomisation de la femme et fille étudiante à travers l’entrepreneuriat”. Elle fixe à l’intention de son auditoire les concepts clés que comprend l’ossature de son sous-thème notamment l’autonomisation qui, d’après elle, « est le processus de transformation de la femme en vue de la rendre potentiellement et aussi financièrement indépendante pour favoriser son épanouissement, celui de sa famille et de la société toute entière ». Par entrepreneuriat, elle entend l’action de créer une activité lucrative qui répond à un besoin au sein de société avant de donner les différentes qualités d’une bonne entrepreneure dont la passion et la confiance, le goût du risque, l’organisation, la clairvoyance…“La femme qui veut se distinguer doit faire ce que les autres ne font pas. Elle doit agir de façon à dépasser ses limites dans le but de réaliser un résultat spécial. Ce qui sort de l’ordinaire passe par des formules extraordinaires et cela exige un front dur pour l’opposer aux ennemis : (les préjugés et la peur du risque) deux ennemis à chasser rapidement. Un salarié travaille pour l’argent. Il échange son temps contre l’argent tandis que celui qui crée une entreprise, il a l’argent à sa disposition. Il met l’argent à son service pour gagner plus de revenus. Personne ne vous dira qu’un salarié est devenu millionnaire. Non, jamais. Un entrepreneur oui. Pour cette raison majeure un salarié ne deviendra jamais millionnaire”, dessille-t-elle les yeux de son auditoire.

    Obtenir le numéro du registre

    A ses côtés, David Kiladi, consultant en entrepreneuriat, deuxième intervenant. Il aborde l’identification des opportunités entrepreneuriales. “Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, il faut commencer d’abord par identifier les opportunités et pour un ou une entrepreneur(e), les problèmes qui rongent la communauté est une opportunité d’affaires. C’est-à-dire on identifie les opportunités à travers les problèmes qui dérangent la société, le milieu auquel vous vivez. Vous vivez dans un quartier où l’eau jaillit difficilement, c’est un problème qui dérange la communauté. Mais pour vous en tant qu’entrepreneur c’est une opportunité pour se lancer dans les affaires”, développe-t-il. Parmi les intervenants, il y a aussi le professeur May’s Mavuemba Luzitusu, recteur de l’UKC et avocat au barreau du Kongo central. Ce formateur de la jeunesse parle du “Formalisme excessif à la souplesse juridico-judicidiaire lors de la constitution des entreprises”. “Actuellement l’acte uniforme sur les sociétés commerciales octroie la personnalité juridique à la société, l’entreprise ou l’organisation sociale nouvellement créée après avoir obtenu le numéro du registre de commerce. L’OHADA vient assouplir les formalités administratives en matière entrepreneuriale », explique -t-il

    Du répondant

    Des participants très actifs ont apporté moult contributions au-delà des questions de fixation. Cependant, les étudiantes premières bénéficiaires en sortent déterminées. “Je comptais abandonner l’entrepreneuriat pour aller chercher l’emploi dans une entreprise quelconque. Mais avec cette formation, ça m’a poussé de me dire qu’au lieu d’aller faire la demande d’emploi, je pourrais améliorer mon talent”, se ressaisit Voldie Nzuzi étudiante en sciences de l’information et de la communication en troisième licence LMD qui entreprend dans le domaine de Make-up. Sa collègue Belbiche Mandiace confesse que “cette conférence lui a permis de ne pas seulement compter sur des gens mais d’être indépendante parce que les autres rêvent toujours après avoir fini les études, de trouver un emploi ». « Ici on nous a montré comment créer un emploi, être entrepreneure », se réjouit-elle.

    Au nombre de participants, il y aussi Katarine Tenda Mana, étudiante à l’Institut supérieur des sciences infirmières (ISSI) en deuxième licence sage-femme . Elle est résolument engagée à mettre en pratique cette formation qu’elle trouve “intéressante”.

    Épanouissement de l’étudiante

    “En organisant cette conférence, l’université du Kongo central croit dur comme fer que l’autonomisation de la femme et de la fille étudiante à travers l’entrepreneuriat aide à leur épanouissement d’abord personnel puis professionnel. Elle est à tous égards porteur des dividendes pour la société en permettant l’inclusion économique voire le progrès social”, soutient Liliane Pania, représentante du pouvoir organisateur de l’UKC.

    La journée Internationale des droits de la femme sur le chéquier nationale a été célébrée sous le thème : “Accroître les ressources nécessaires en faveur des femmes et des filles dans la paix pour un Congo paritaire”.

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