Ils n’abdiquent jamais à revendiquer les conditions de vie meilleure: les enseignants du Kongo central. Ces professionnels de la craie affichent déjà leurs couleurs à quatre jours de la rentrée scolaire. Ils la conditionnent par la paie complémentaire de 100 000 francs (35$). Leurs délégués se sont assemblés, vendredi 30 août à Mikondo, dans la commune de Mvuzi à Matadi.
Après la restitution des résolutions des assises de Bemibwa tenues à Kinshasa,les délégués des syndicats décident de ne pas reprendre le chemin de l’école. “Les enseignants du Kongo central, en ce jour, conditionnent la reprise de classe pour la paie complémentaire comme décidé par le gouvernement avant la rentrée scolaire. Faute de quoi, les enseignants du Kongo central, les 49 310 boycottent, à ce jour où ils n’ont pas encore eu cete paie complémentaire, la rentrée scolaire prévue le 2 septembre 2024 et prient les enseignants d’attendre à la maison la réalisation de la promesse leur faite par le gouvernement”, déclare Simon Nsilulu Mayamona, porte-parole de la Synergie des syndicats des enseignants du Kongo central.
Mise en garde
Pendant la période d’observation de la grève, certains chefs d’établissements exercent une pression sur les enseignants pour les contraindre à reprendre les cours. Simon Nsilulu est menaçant. “Les enseignants du Kongo central mettent en garde les gestionnaires véreux qui sembleraient s’imposer aux enseignants pour les intimider à venir à l’école. L’arrêt du travail, c’est un droit reconnu par la Constitution et le gouvernement de la République a souscrit à cette réalité. Le gestionnaire qui se fera attraper, il sera la cause qui va nous pousser à radicaliser la grève sur toute l’étendue et sur tout le plan et ils seront déférés devant les cours et tribunaux”, prévient-il.I
ls exigent en filigrane, la majoration de salaire de 86$ à 500$).

