Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a interdit aux gouverneurs de province de la RDC de quitter leurs entités. Cette décision intervient alors que le pays fait face à une agression menée par le Rwanda, en connivence avec le Mouvement du 23 mars (M23) et l’Alliance du Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dans l’est du pays.
Le message phonique de Jacquemin Shabani est sans équivoque : « Interdiction de quitter vos entités respectives jusqu’à nouvel ordre. » Pourquoi une telle mesure ? « Pour qu’ils soient aux côtés de leurs administrés et assurent leur encadrement pendant cette période cruciale, » peut-on lire dans ce message daté du 18 février 2025.
Depuis plusieurs années, la RDC subit une guerre d’agression dans sa partie orientale. Le 28 janvier dernier, les rebelles ont pris d’assaut Goma, capitale du Nord-Kivu. Progressivement, ils ont avancé vers la capitale du Sud-Kivu et d’autres localités. Actuellement, ils sont présents à Uvira. Si le gouverneur militaire du Nord-Kivu a été tué, celui du Sud-Kivu a quitté Bukavu.
Face à cette menace, le gouvernement congolais multiplie les actions pour empêcher d’autres localités de tomber aux mains des rebelles et pour reprendre celles déjà conquises. Les gouverneurs doivent donc impérativement rester sur place.
Cette mesure concerne également les administrateurs de territoires et les autres autorités des entités territoriales de base.

