Top départ ce lundi 28 juillet des quatre jours d’épreuves de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat) et du jury national pour le cycle court en RDC. Une étape cruciale pour les élèves de 4e année des humanités, qui marque l’accès aux études supérieures ou universitaires. Au Kongo central, c’est le vice-gouverneur Prospère Ntela Ntambidila qui donne le coup d’envoi des épreuves au centre Matadi 2, installé au lycée Vuvu-Kieto. À cette occasion, il appelle toutes les parties prenantes à bannir les antivaleurs.
La corruption, la tricherie, l’usage frauduleux du téléphone… sont autant de pratiques déplorables qui entachent souvent ces examens, parfois avec la complicité de certains acteurs impliqués dans leur organisation. Prospère Ntela Ntambidila a exhorté chacun à faire preuve de responsabilité, devant un groupe d’élèves alignés quelques instants avant le début des épreuves : « Nous voici aujourd’hui arrivés à cette étape importante pour l’intérêt de nos enfants, qui sont la force de la nation. À tous les intervenants, superviseurs, chefs de centres, surveillants, agents de sécurité, vous êtes les témoins oculaires de la République, les garants de l’avenir de notre pays. Vous devez donc vous abstenir de toute forme d’antivaleurs. La République a besoin d’hommes et de femmes dignes pour servir. Restez objectifs et conformez-vous aux instructions » martele-t-il.
Un message renforcé par Marie-Salomé Boroto, directrice provinciale de l’éducation (Proved) du Kongo central 1, qui a insisté sur la nécessité d’éviter tout désagrément administratif.
Moralisation et encouragements
Avant le début des épreuves, les autorités politiques et scolaires ont également tenu à rassurer et motiver les candidats. « À vous, chers finalistes, l’Examen d’État est une étape essentielle dans votre parcours scolaire. Il vous ouvre la voie vers les études supérieures ou vers le monde du travail. Vous avez donc tout intérêt à vous concentrer avec confiance pour réussir. Dites non au phénomène kilelo ! Pour votre avenir et celui de notre nation, je compte sur vous », déclare Prospère Ntela.
« Nous pensons avoir accompli notre devoir d’encadrement afin que vous deveniez demain des citoyens responsables, dotés de savoir, de savoir-faire et de savoir-être, capables de nous remplacer valablement », ajoute pour sa part Marie-Salomé Boroto.
Dans la province éducationnelle du Kongo central 1, ce sont 38 811 élèves, dont 17 217 filles, qui passent les épreuves de l’Exetat, répartis dans 99 centres.

