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Kongo central : les enseignants prônent une rentrée apaisée mais lancent un ultimatum de trois mois au gouvernement

Réunis en assemblée générale, les enseignants du Kongo central ont passé au peigne fin les promesses du gouvernement congolais concernant la gratuité de l’enseignement de base, les travaux relatifs à la politique salariale et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, avant de se prononcer sur la rentrée scolaire 2025-2026. Ils dénoncent la […]

Réunis en assemblée générale, les enseignants du Kongo central ont passé au peigne fin les promesses du gouvernement congolais concernant la gratuité de l’enseignement de base, les travaux relatifs à la politique salariale et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, avant de se prononcer sur la rentrée scolaire 2025-2026. Ils dénoncent la mauvaise foi des autorités à placer l’enseignant congolais dans un cadre professionnel digne. Malgré cela, ils ont décidé d’une « rentrée scolaire apaisée ».

Traditionnellement, la lutte des enseignants pour de meilleures conditions de vie et de travail se traduit par des mouvements de grève à la veille de la rentrée des classes. Cette fois, ils acceptent de reprendre les cours dès ce lundi, après avoir statué sur leurs revendications au sein de la Synergie syndicale des enseignants du Kongo central, samedi 30 août, devant le parvis de l’E.P. Ngemba, à Matadi. Toutefois, ils accordent un délai de trois mois au gouvernement pour répondre à leurs doléances. « En attendant, les enseignants réunis en assemblée générale décident de reprendre le travail sur toute l’étendue de la province du Kongo central et lancent le présent ultimatum de trois mois au gouvernement pour régler tous les litiges des enseignants. Passé ce délai, les enseignants cesseront le travail, boycotteront toutes les évaluations et tiendront le gouvernement seul responsable des perturbations sociales qui en découleraient *,  déclare Isaac Lukombo, porte-parole de la synergie.

 

Des revendications jugées urgentes

Les enseignants relèvent qu’aucune avancée significative n’a été constatée dans la mise en œuvre de leurs revendications. D’où cet ultimatum de trois mois, assorti de conditions précises :

-La concrétisation de la politique salariale, avec un barème social non discriminatoire de 500 USD minimum par enseignant, dans le respect de la tension salariale ;

-L’intégration effective des enseignants dans la fonction publique, pour assurer la sécurité de leur carrière ;

-La régularisation du processus de retraite, avec paiement des indemnités de fin de carrière et de rente de survie avant toute mise à la retraite ;

-L’accès facilité aux salaires, en contraignant les banques payeuses à mettre fin aux ponctions injustifiées sur des revenus déjà modestes ;

-Le paiement immédiat et intégral des Nouvelles unités (NU) et Non payés (NP), avec rappel des mois antérieurs.

Appel aux parents

Dans le même temps, la synergie appelle les parents à envoyer leurs enfants à l’école dès le 1er septembre 2025, dans l’attente de la réponse du gouvernement à leurs revendications.

 

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