L’intelligence artificielle à l’école, oui. Mais pas question de laisser les enfants seuls face aux écrans. À l’UNESCO, la RDC, par la voix de Raïssa Malu, pose ses garde-fous et défend une intégration progressive de l’IA, avec l’enseignant au centre et la sécurité des apprenants en priorité.
La RDC veut prendre le train de l’intelligence artificielle, mais refuse de laisser ses enfants seuls face à cette révolution technologique. Pour Kinshasa, l’intégration de l’IA dans l’éducation doit se faire progressivement, avec un encadrement strict et une attention particulière à la sécurité des apprenants. Le principe est clair : “apprendre d’abord à comprendre les outils, ensuite à les utiliser, avant d’acquérir progressivement une plus grande autonomie.”
Pas d’IA sans enseignant
Au cœur de cette vision, une conviction : l’enseignant reste irremplaçable. Si l’intelligence artificielle peut faciliter certaines tâches, enrichir les méthodes pédagogiques et ouvrir de nouvelles perspectives d’apprentissage, elle ne remplacera pas l’encadrement humain. Pour Raïssa Malu, il ne peut donc être question d’abandonner un enfant seul face à un robot conversationnel ou à un écran. L’IA doit être un outil pédagogique, placé sous la supervision de l’enseignant.
Le cap des 13 ans
La question de l’âge constitue l’un des principaux défis de cette transformation numérique. La ministre d’État s’inscrit dans le repère recommandé par l’UNESCO, qui déconseille un usage autonome de l’intelligence artificielle avant l’âge de 13 ans. Une orientation que la RDC entend adapter à ses réalités et intégrer progressivement dans son système éducatif.
L’objectif est d’éviter que la modernisation de l’école ne se transforme en une nouvelle source de vulnérabilité pour les enfants.
Quatre garde-fous pour la RDC
Pour réussir cette transition, sans compromettre la sécurité des apprenants, la RDC met en avant quatre principes majeurs : la protection des données personnelles, un accès ciblé aux outils, la sécurité des contenus et le maintien de la souveraineté humaine. Derrière ces garde-fous se dessine une ambition : profiter des opportunités offertes par l’intelligence artificielle tout en gardant le contrôle sur son utilisation.
À la tribune de l’UNESCO, Raïssa Malu a ainsi rappelé la position de la RDC face à l’une des plus grandes transformations de notre époque : “l’intelligence artificielle doit servir l’école, l’enseignant et l’enfant. Elle ne doit jamais remplacer l’humain ni mettre en péril la sécurité des apprenants.”

