A Matadi, à 365 Km de Kinshasa, accusé de viol de deux fillettes, A. vient d’être acheminé au poste de police du rond point Kinkanda, un des quartiers de la ville portière. Ayant une forte familiarité avec la famille d’une des victimes, celle-ci tente de résoudre à l’amiable.

‘’J’ai soif’’, donnez-moi ne fût ce que de l’eau.’’, réclamait sans cesse Monsieur A. avec ses mains menottées. Dans ce même bureau de la police, G. et D., ayant respectivement 9ans et 11 ans, étaient reçues par Khonde Mabiala, officier et agent de police judiciaire (opj). ‘’ Papa A. m’a toujours caressé les seins et il introduisait ses doigts dans mon vagin.’’, raconte G. ‘’Il m’interdisait de relater cela.’’, poursuit-elle.
Agé de 62 ans, A. est vigile d’une société de gardiennage commise la sécurité des antennes d’émission et de réception Gcm à Kinkanda, non loin de la station de la chaîne provinciale de la radio télévision nationale congolaise. ‘’Il éloignait ses deux fillettes dans l’enclos de ces antennes pour commettre ces actes odieux.’’, précise José Diela, policier.
Assez de cette situation, D. a rapporté à José Diela qui est l’un des membres de son église. Celui-ci a acheminé le violeur au poste de police et a alerté la famille. ‘’Ma famille est en étroite relation avec ‘’mbuta A.’’, résolvons ce problème entre nous.’’, suppliait la maman de G. ‘’Je serais mal vue dans mon quartier. Il n’a jamais pénétré son pénis, une des raisons pour ne pas transférer le dossier au parquet.’’, renchérit-elle.
Pour cette jeune femme, on parle de viol lorsqu’il y a pénétration du pénis dans le vagin. A cela Khonde Mabiala rejette ‘’moindre tentative de viol ou d’harcèlement sexuel sont condamnables.’’ Pour Chérine Luzaisu, avocate, ‘’la loi ne permet ni arrangement à l’amiable ni payement d’amende transactionnelle, l’unique peine, c’est la servitude pénale. Elle ajoute que’’ la police doit obligatoirement transmettre le dossier au parquet.’’