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A Muanda, les ouvriers de la société Lusaka Telecom manifestent contre la baisse de leur salaire

En rogne, les ouvriers de la société Lusaka Telecom prennent d’assaut le bâtiment administratif du territoire de la cité côtière de Muanda au Kongo central. Ils expriment leur mécontentement contre Mustapha,patron de cette société pour la réduction de leur rémunération journalière. Devant le parvis du bureau du territoire de Muanda,les ouvriers de Lusaka Télécom semblent […]

En rogne, les ouvriers de la société Lusaka Telecom prennent d’assaut le bâtiment administratif du territoire de la cité côtière de Muanda au Kongo central. Ils expriment leur mécontentement contre Mustapha,patron de cette société pour la réduction de leur rémunération journalière.

Devant le parvis du bureau du territoire de Muanda,les ouvriers de Lusaka Télécom semblent désespérés. A leur travail déjà difficile, s’ajoute le fait que Mustapha, un sujet Égyptien,leur patron l’a revue à la baisse sans motivation aucune. Ces ouvriers expriment leur ras-le-bol à Amina Panda, administrateur du territoire. “Nous sommes des ouvriers, nous exécutons des travaux de cartonnage manuel et nous travaillons actuellement chez monsieur Mustapha dans le domaine de télécommunications fibres. Au début du contrat, notre employeur nous payait 2000 FC pour un mètre de profondeur d’un trou et 2000Fc pour la restauration le jour”, explique un des manifestants.

Pas de contrat de travail

Ces jeunes qui réclament leurs droits ne disposent nullement d’un contrat de travail. “A partir du moment où l’employeur a pris décision de vous engager ce que vous devez normalement faire c’est de venir à l’inspection du travail demander conseil sur ce que notre employeur doit faire. Vous n’avez même pas un document que vous avez signé avec votre employeur, il peut aussi vous nier,les prévient Claudine Mavungu,inspectrice du travail.Nous sommes surpris que vous ayez négocié avec votre employeur de creuser un trou à 2 000 francs. Or, la loi sur le SMIG ( Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) fixe le salaire premier classe à 7 075 francs”.

Victoire des ouvriers

La société Telecom évolue sur le sol congolais de manière illégale laisse entendre Amina Panda. « Vous êtes notre frère congolais, vous amenez un expatrié dans le territoire qui n’est pas le sien et vous ne pouvez pas vous présenter devant les services attitrés? », interpelle-t-elle.

Les ouvriers ont trouvé gain de cause car l’employeur a accepté de les payer comme auparavant.

Cependant, les travaux de Télécom sont suspendus.

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