Des chasseurs congolais pris en otage par des militaires et des policiers angolais depuis lundi 19 août, en pleine chasse,dans la forêt des villages Paza et Diongo, dans les groupements de Kinsende et Luvaka, frontaliers à l’Angola. Le député national Pierre Nsumbu met la pression sur le gouvernement provincial qui vient d’engager des pourparlers pour leur libération.
« Nous vivons les conséquences de cette façon de faire de notre gouvernement à qui nous demandons de jouer son rôle et de sécuriser nos frontières. J’en appelle à toutes les autorités à tous les niveaux de mettre toutes les batteries en marche pour la libération de nos compatriotes », interpelle Pierre Nsumbu, élu de Mbanza-Ngungu, en vacances parlementaires.
Ces militaires et policiers angolais ont confisqué 30 armes de chasse et 44 cartouches.
Déjà qu’après un SOS lancé par les autorités locales, quarante chasseurs sont relaxés et six autres sont ramenés en Angola pour une destination inconnue, affirme le chef de secteur de Gombe Sud, dans le territoire de Mbanza-Ngungu.
La majorité de ses chasseurs habitent le village Giongo et cinq d’entre eux, le village Paza.
Pourparlers
D’après le gouvernement angolais, cité par le ministre provincial de l’Intérieur Constant Mamvibidila, « il s’agit d’une milice pour déstabiliser le pays ». Il promet que le gouvernement provincial “ va tout mettre en œuvre pour leur libération qui ne saurait plus tarder”.
Des pourparlers sont engagés entre les autorités provinciales du Kongo central et le consul angolais établi à Matadi.
Pierre Nsumbu estime que “c’est récurrent que des Congolais soient arrêtés par des Angolais à cause des frontières poreuses non gardées ”. Il en veut pour preuve celle de Kindompolo à Songamani, étalée sur 51 km.

