Privés de cours depuis la rentrée scolaire, les élèves des écoles publiques manifestent devant le bâtiment du gouvernorat, mardi 24 septembre. Ils demandent au gouvernement congolais de prendre en compte les revendications de leurs enseignants.
Par Chadrack Kayi et Prophète Matondo
Le parvis du gouvernorat du Kongo central est agressé par des bleu-blanc.
“Ça fait déjà un mois que nous n’avons pas cours. Les professeurs viennent sans enseigner. Nous nous sommes décidés à organiser une marche jusqu’ici pour déclarer à ce qu’ils puissent payer les primes de professeurs”, explique la ministre provisoire du Lycée Vuvu Kieto, élève à 4e année scientifique (ex 6e année). “Les enseignants réclament qu’ils sont mal payés raison pour laquelle nous sommes venus leur (exécutif provincial, Ndlr) dire de payer les enseignants pour que nous puissions étudier”, ajoute autre élève.

Ces écoliers sont du Lycée Vuvu-Kieto, de Ramazani et Ntetembwa, plus de quatre cents, visiblement mécontents.
Leur ras-le-bol, ils ont l’occasion de le dire au vice-gouverneur Prospère Ntela. « C’est triste de voir que chaque fois on vient à l’école, on étudie pas », dénonce un élève. Une autre revient à la charge : »Donnez aux enseignants ce qu’ils réclament. Nous ne voulons pas être des illettrés. »
Obtenir la rentrée de classe
Prospère Ntela s’est rendu dans les écoles des grévistes , échanger avec eux. « La province est en contact avec le gouvernement national. Nous avons les propositions que les syndicats nous ont données », les apaise-t-il.
Les enseignants du Kongo central ont déjà perçu les 100 000 francs (35$) paiement complémentaire qu’ils ont exigé avant toute reprise de cours. Cependant, ils ont autrement orienté leurs revendications. Ils exigent à l’autorité budgétaire d’inscrire dans la rubrique rémunération des enseignants le montant de 1 047 500 346 659 francs, soit 1 500 000 fc(535$).
Les écoliers attendent que l’exécutif provincial qui prend à bras le corps cette situation obtienne la reprise des cours.
“Nous comptons revenir encore ici si aucune solution n’est trouvée parce qu’ils ont à dire que l’avenir de demain dépend de la jeunesse d’aujourd’hui. Maintenant, comment peut-on être cet avenir si on n’étudie pas ?”, ne comprend pas un des manifestants.

