Ça y est ! Des experts nationaux développent un plan de suivi et d’évaluation des indicateurs et des outils du Plan national de sécurité sanitaire (PANSS) 2025-2029 pour la RDC. Ils prenaient part à cet atelier à l’hôtel Vivi Palace du 30 septembre au 4 octobre dans le cadre de la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (RSI). Satisfecit.
Par Chadrack Kayi et Roger Nsingulu
Les rideaux de l’atelier d’élaboration du PANSS 2025-2029 tombent. Rien n’a été laissé au hasard par les participants pour marquer d’une pierre blanche ces assises.
“Nous nous réjouissons comme tous les partenaires de l’aboutissement heureux de cet atelier parce que les objectifs que nous nous sommes fixés sont atteints. D’abord, nous avons passé tous en revue tout ce qui est Panss, tout ce qui est de suivi et évaluation en prenant les revues intra et après actions en apprenant les exercices de simulation, les rapports annuels, l’évaluation externe conjointe. On est passé aussi à la définition des indicateurs qui, au fait, vont mesurer chaque fois la réalisation et l’atteinte des résultats, de tout ce que nous nous donnons comme les meilleurs à atteindre”, soutient Justus Nsio Mbeta, directeur national du RSI.
La RDC met en œuvre le Règlement Sanitaire International 2005 (RSI 2005) en tant qu’Etat partie. Cette mise en œuvre implique la réalisation tous les cinq ans d’Evaluations Externes Conjointes (EEC/JEE) qui permettent à l’Etat partie de connaitre son niveau dans le cadre de la mise en œuvre des capacités minimales requises au titre du RSI 2005 dans le Pays en vue d’assurer correctement la sécurité sanitaire. Le RSI (2005) compte 4 composantes qui sont repartis en 19 domaines techniques
Appel à l’unité
En effet, l’objectif est de contribuer à une bonne mise en œuvre du plan d’action nationale de sécurité sanitaire pour améliorer les capacités minimales du pays dans la préparation et la réponse aux épidémies. Le “tracker” est l’un des outils qui leur permettra le suivi de la mise en oeuvre du PANSS 2025 en RDC. “Quand nous sommes unis, connaissant l’existence du Règlement sanitaire international et que nous voulons chercher à mettre en œuvre à travers le Plan national de sécurité sanitaire, nous pouvons facilement à notre niveau bloquer la diffusion de certaines épidémies vers l’internationale. Mais aussi, avec nos actions bloquer l’entrée de ces maladies au niveau de la RDC”, soutient Gaston Amizati, coordonnateur national du Centre d’urgence pour la lutte contre les maladies transfrontalières (ECTAD) de la FAO, structure internationale qui financé ces assises.
Remonter les informations
Les participants à cet atelier, 26 au total, sont de différents domaines techniques multisectoriels notamment du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), du RSI, etc. Pour eux, il ne reste plus qu’à “capitaliser ce qu’ils ont eu à apprendre et à l’appliquer chacun dans le domaine technique qui lui sera attribué”. Cela ne doit pas être un chapelet de bonnes intentions.
“La contribution de cet atelier viendra se manifester lorsque, dans la mise en œuvre, vous allez chaque fois nous dire périodiquement selon le plan que vous avez élaboré pour dire maintenant nous sommes dans les mauvais, il faut réactiver à gauche ou à droite. Au fait, vous devenez pour nous, un aiguillon qui nous a manqué les années passées”, conscientise Justus Nsio Mbeta.

