Accusé de violation des consignes et de dissipation des munitions de guerre, Mapatikala Yuna, garde rapprochée du maire de Matadi est reconnu coupable par le tribunal militaire de garnison de Matadi qui le condamne à cinq ans de servitude pénale principale.
Mapatikala Yuna va purger cinq ans au camp Molayi, la prison centrale de Matadi. Il est aussi sommé de payer 150 000 francs (52$) de frais d’instance. Le tribunal lui requiert “trois mois de contrainte par corps à défaut de paiement dans le delai légale”. Mais aussi, il “confirme sa détention” et “ordonne la restitution de l’arme Galilée n°7478277 à la police nationale congolaise”.
Son jugement est prononcé par le président de la Cour Bokalango Pongo.
L’audience foraine n’a duré que trois jours.
Mapatikala a ouvert le feu pour disperser la manifestation des élèves des écoles publiques qui revendiquaient la reprise des cours le lundi dernier, dans les abords du collège Ntetembwa.
Attaquer le jugement?
Selon Me Balthazar Mavambu Ngoma , avocat près la Cour d’Appel du Kongo central, membre du collectif des avocats du prévenu “lorsque une décision judiciaire est tombée, il revient de droit à la partie qui se sent lésée de pouvoir attaquer cette décision parce que dans notre droit il y a ce qu’on appelle le principe de double intérêt de juridiction, c’est la possibilité qu’on a laissé à chaque justiciable de pouvoir voir à ce que sa cause soit examinée en deux degrés : au premier et au second degré. Donc, on va être en contact avec le prévenu s’il estime qu’il y a lieu pour lui d’exercer le recours ce qu’on appelle l’appel dans le délai, on va le faire. La solution que nous pouvons apporter pour l’instant, il faut attaquer ce jugement là”.

