Un atelier de prévention, atténuation et résolution des conflits liés aux ressources naturelles et contribution de la paix à Muanda , au Kongo central. C’est la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) qui l’organise à l’attention des acteurs de la société civile du territoire de Muanda, dans le Kongo central, à l’ouest de la RDC. Objectif : “Comprendre les problèmes des communautés impactées par les questions de l’environnement, de la terre”.
A Muanda, des communautés vivent en conflit à la suite des occupations des grandes étendues par les sociétés et institutions de l’État, l’accaparement de terre, le problème d’exploitation agricole par les communautés, des activités maraîchères, de la pollution de l’environnement par les travaux de construction du port en eaux profondes sont à la base de ces conflits. Des participants les passent au crible fin. Ils sont quinze, de Muanda : villages Luangu Nzambi, Kifuku et Nsiamfumu. Ils écoutent attentivement Jonas Tshombela, coordonnateur de la NSCC. “Nous ne sommes pas venus ériger un tribunal, mais identifier les problèmes qui dérangent nos communautés pour que nous ayons une idée du plaidoyer qu’on peut mener pour rapprocher les uns et les autres et trouver les espaces de solutions qui peuvent créer les conditions de développement durable”, encourage-t-il.
“Nous n’avons plus assez d’espace pour cultiver ”
Des conflits latents secouent certains clans notamment des litiges de succession au sein de la famille régnante, le cas des villages Lindu et Bela tshiola et d’autres ayants droits… “Là où nous cultivons devient des maisons d’habitation. Nous n’avons plus assez d’espaces pour cultiver, toute la plage est envahie, nous sommes en très grande difficultés. Que les autorités nous octroient de terres pour que nous puissions cultiver”, demande Marie Josée, une participante.
Les autorités administratives sont déjà penchées sur plusieurs cas de conflit qu’elles ont pu résoudre. Elles veulent la participation de tous. “La résolution des conflits n’est pas seulement une affaire de l’autorité locale mais aussi de tout le monde”, rappelle le représentant de l’administrateur du territoire . Il invite par ailleurs les représentants des communautés “’à chaque fois quand il y a un problème, à informer l’autorité à l’immédiat pour une prise de solution”
Des recommandations, les participants en formulent plusieurs notamment la relocalisation des communautés dont les terres posent des soucis ; la recherche des espaces où les communautés peuvent cultiver…

