Mardi 15 juillet, à deux heures du matin, le député national Marcel Matumpa, élu de Muanda a été la cible d’un groupe d’inciviques, dans sa résidence officielle basée à Matadi, chef-lieu du Kongo central. Un de ces racketteurs maîtrisé affirme avoir été envoyé par quelqu’un. Mais qui veut la peau de l’ancien ministre provincial de l’Intérieur ?
Dans la capitale provinciale du Kongo central les inciviques multiplient les incursions dans les domiciles des paisibles citoyens. Cette fois, ils ont poussé le bouchon trop loin en s’attaquant à l’ancien gouverneur intérimaire du Kongo central, dans sa résidence officielle. ’’C’est ce matin aux alentours de deux heures du matin que nous avons été visités effectivement. On a pu mettre la main sur un incivique qu’on a bien maîtrisé, ligoté et mis à la disposition de la police. Il dit être envoyé par quelqu’un mais il va parler à la police. Comme on se bagarrait avec celui qui est resté là il m’a lancé une bouteille à la tête, il a mordu madame au doigt et mon fils au ventre’’, explique-t-il.
Alors que lundi Marcel Matumpa revenait de Muanda où il est allé honorer l’invitation de l’évêque pour l’ordination des prêtres qui a lieu dimanche.
Accentuer les patrouilles nocturnes
Les autorités provinciales qu’urbaines ne cessent de multiplier de stratégies pour lutter contre l’insécurité dans la première ville du Kongo central ainsi que sur toute son étendue par le biais de la police, les bandits continuent à inquiéter la population. Dans la nuit du dimanche 13 à lundi 14 juillet, plusieurs maisons ont été visitées par des malfrats jusqu’à ôter la vie à un vendeur des chaussures, Suama Kabanga. Marcel Matumpa y va aussi de sa proposition. ’’Je pense qu’il faut renforcer les patrouilles nocturnes et puis mettre un système d’alerte. En toute modestie, quand j’étais gouverneur, j’avais émis des numéros verts à la disposition de la population qui pouvait signaler tout mouvement suspect et ça beaucoup aidé. Il faut vraiment multiplier les patrouilles. Donc, il faut que les moyens s’en suivent’’.
Les enquêtes ouvertes par la police ont conduit à l’arrestation de deux présumés criminels qui auraient abattu Suama kabanga, dans son domicile à Nzanza. Pendant ce temps, la population continue à se faire justice, à Baobab, un présumé criminel a été brûlé vif.

