Pendant deux jours, 30 jeunes femmes ont été formées sur le leadership et l’autonomisation économique dans le cadre du projet « Les femmes à la tête du développement économique ». Le second volet de cette formation met un accent particulier sur l’entrepreneuriat afin d’encourager ces femmes à s’engager dans des activités génératrices de revenus et à contribuer à l’essor de l’économie nationale. L’ASBL FAC attend des participantes qu’elles deviennent de véritables piliers du développement économique du pays.
S’inspirant du message du Christ à ses disciples avant son ascension, Nadine Nseka, présidente de la FAC, s’est adressée aux participantes en ces termes : « Nous voulons qu’après cette formation, ces femmes aillent dans leurs communautés, dans leurs quartiers, partout où elles se trouvent notamment auprès des femmes vivant avec un handicap, des femmes albinos et d’autres groupes afin qu’elles deviennent des leaders capables de comprendre les problématiques spécifiques à chaque catégorie et de mener un plaidoyer efficace. »
De son côté, la facilitatrice Edith Massamba a conduit les participantes à mieux cerner la quintessence de l’entrepreneuriat lors des travaux organisés au Centre de lecture et d’animation culturelle. Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes de dépasser les petites activités peu rentables pour s’engager dans des initiatives plus ambitieuses. « Une femme autonome doit également disposer de ressources financières consistantes. La société peut aider, certes, mais les femmes doivent aussi contribuer elles-mêmes. Dans un pays où les femmes représentent une majorité, leur implication dans l’entrepreneuriat et le développement durable est essentielle pour rétablir l’équilibre économique. Individuellement, cela peut être difficile, mais en groupe, c’est possible. Nous vous encourageons donc à vous organiser en coopératives, à créer des entreprises, des usines et même des sociétés d’exportation afin de dynamiser l’économie congolaise », a-t-elle exhorté.
Abordant la question de l’autonomisation économique, Nadine Nseka a rappelé l’importance de l’indépendance financière des femmes :
« La formatrice a insisté sur la nécessité pour les femmes de mener des activités génératrices de revenus. Elle a également mis en avant l’importance de la mutualisation, qui permet de réduire les coûts, d’améliorer les recettes, le chiffre d’affaires et, à terme, les bénéfices, afin de contribuer efficacement au développement de notre nation. »
« Apporter des changements »
Au Kongo Central, les femmes font face à de nombreuses difficultés d’accès aux ressources économiques. Les structures œuvrant pour la promotion et la protection des droits des femmes, notamment Femmes en action (Fac), multiplient les formations afin de stimuler l’intérêt des femmes pour l’entrepreneuriat et favoriser leur autonomie financière.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du projet « Les femmes à la tête du développement économique », organisé en partenariat avec Global Network of Women Peacebuilders (GNWP). Les Fac s’emploie à doter les participantes des outils nécessaires pour renforcer leur confiance en elles, améliorer leurs compétences entrepreneuriales et participer activement à la gestion de la chose publique.
Dans la même dynamique,Chouchouna Nlandu, coordinatrice du sous-groupe « //autonomisation économique de la femme » à la division Genre, famille et enfant, qui a clôturé la formation au nom de la cheffe de division empêchée, a encouragé les participantes : »Tout ce que vous avez appris doit être mis en pratique. Une femme leader est une femme forte, battante, capable de prendre des décisions, de trouver des solutions et d’apporter des changements. Une femme autonome contribue au développement de sa famille, de sa communauté et de la nation. »
Des participantes engagées
Les participantes, désormais mieux outillées, se disent déterminées à mettre en pratique les connaissances acquises. « Les femmes doivent être des actrices d’influence, capables de motiver un changement réel. Notre influence doit avoir un impact. J’ai particulièrement apprécié le module sur l’autonomisation économique, qui nous encourage à contribuer activement à l’économie et à ne pas dépendre uniquement des autres », a déclaré Sylvie Nkanza.
Elle a également salué la qualité de la formation dispensée par Edith Massamba. « La formatrice a été à la hauteur. Elle maîtrise parfaitement la matière et utilise des méthodes pédagogiques adaptées pour faciliter la compréhension. »
De son côté, Aimée Kasongo s’est réjouie des connaissances acquises : « Cette formation m’a permis de mieux encadrer les personnes vivant avec le VIH et de les orienter efficacement. Je suis également convaincue que tous les êtres humains sont égaux et que je suis capable de réaliser ce que les hommes font. »

