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Devenir pépiniériste ou éleveur dès la première année : pas d’examens, mais une défense de stage Zom sur les apprenants de l’ITAV Com à Matadi

Dans le système éducatif agricole de la RDC, les élèves de 1ère et 2ème année en Agriculture Générale ainsi qu’en Production et Santé Animale ne passent plus d’examens classiques. À la place, ils présentent une défense de stage, une évaluation axée sur la pratique. Cette réforme vise à les préparer à des métiers concrets tels […]

Dans le système éducatif agricole de la RDC, les élèves de 1ère et 2ème année en Agriculture Générale ainsi qu’en Production et Santé Animale ne passent plus d’examens classiques. À la place, ils présentent une défense de stage, une évaluation axée sur la pratique. Cette réforme vise à les préparer à des métiers concrets tels que pépiniériste, éleveur ou encadreur des animaux de basse-cour. Coup d’œil sur les élèves de l’Institut technique agricole et vétérinaire commercial (ITAV Com) de Mpozo, à Matadi.

Par Hergy Nzuzi

Dans une salle de classe transformée en espace d’évaluation, les élèves de 1ère année troquent leurs stylos contre la parole. Face à leurs encadreurs, ils défendent leur rapport de stage avec sérieux et engagement. Le jury est composé d’éminents techniciens vétérinaires et agronomes.

Parmi les candidats, Lau Doloto, élève en 2ème année de Production et Santé Animale, raconte son expérience de stage à Luadi, un village frontalier de l’Angola. Elle y a appris à creuser un étang, à soigner les poissons et à les nourrir. Son rêve : devenir médecin vétérinaire, un objectif qu’elle poursuit depuis l’enfance avec le soutien de sa mère, consolidé par sa réussite au Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle. À l’issue de sa défense, elle est désormais certifiée éleveuse apicultrice.

Alphonse Kombe Woto, élève en 1ère année option pépiniériste, a également soutenu avec brio son rapport de stage. « Si nous choisissons l’agriculture, cela peut nous aider à devenir les ingénieurs agronomes de demain« , déclare-t-il avec conviction.

Des métiers concrets dès la formation

L’ITAV Com de Mpozo applique les réformes gouvernementales relatives à l’enseignement technique agricole. Désormais, plus de contrôle classique : l’évaluation se fait exclusivement par la défense du rapport de stage devant des jurés. Une condition indispensable pour passer en classe supérieure. « Avant, il n’y avait pas de jury. Aujourd’hui, chaque niveau en a un, et à la fin, les élèves reçoivent un brevet de qualification », explique un responsable de l’institut. « En agriculture, le 1er niveau forme des pépiniéristes, le 2eme des maraîchers. En production animale, le 1er niveau, appelé autrefois 3ème vétérinaire, est aujourd’hui la 1ère année, qui mène à un brevet d’encadreur des animaux de basse-cour. En 2ème, on forme des apiculteurs. Chaque niveau donne lieu à un certificat reconnu. Même un élève qui s’arrête à la 1ère année a déjà une compétence professionnelle utile à la société. »

Changer les mentalités

Malgré ces opportunités, peu de parents encouragent encore leurs enfants à choisir ces filières, craignant qu’ils ne deviennent de » simples cultivateurs ». Pourtant, ces filières offrent une voie concrète vers l’emploi. « Avec cette nouvelle approche, nous osons croire que l’enseignement technique peut réellement prendre sa place dans notre pays, pourvu qu’il reçoive l’attention qu’il mérite« , témoigne un parent.

Prochaine étape : la remise des certificats.

 

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