Deux semaines après la rentrée scolaire 2024-2025, dans la plupart d’écoles publiques du Kongo central, les enseignements n’ont pas commencé. Les enseignants n’ont pas le cœur à l’ouvrage. Les élèves désormais las, viennent aux compte gouttes.
Les chevaliers de la craie conditionnent la dispensation des cours par la paie complémentaire de 100 000 francs (35$). L’effectivité de la rentrée scolaire, deux semaines après ne demeure qu’une simple lueur. “C’est vrai les bleu et blanc ont repris le chemin de l’école. Mais dans plusieurs écoles publiques, les enseignants sont en grève. Du coup, les cours ne se donnent pas malgré la présence des élèves. Le mot d’ordre du syndicat des enseignants est respecté”, explique une source digne de foi, à Muanda. Dans quelques rares écoles en ville, les enseignants dispensent normalement le cours.
Tentative de solution à Boma
La situation est quasi similaire à Boma, deuxième ville du Kongo central. Jeudi 12 septembre, le maire de Boma, les autorités de la province éducationnelle Kongo central 1, syndicats des enseignants et les gestionnaires des écoles de cette entité se sont réunis pour harmoniser les vues. La salle Madagascar de l’Institut technique et professionnel (ITP) leur a servi de cadre. “Ce que l’autorité demande, c’est voir nos enfants au centre de l’éducation. Nous ne devons pas continuer à garder les enfants à la maison pendant que les autres ailleurs ont repris le chemin de l’école”, plaide Senghor Mbutuyebi Kuakula, maire de Boma. Cependant, les enseignants ne sont visiblement pas déterminé à changer leur fusil d’épaule. “Ce n’est pas le souhait de l’enseignant de Boma de faire une année blanche ou de ne pas reprendre. Le souhait de tout le monde, c’est de continuer à les encadrer. Mais on ne peut pas aller encadrer affamé”, tranche un enseignant syndicaliste. Le maire de Boma compte sur eux pour convaincre le reste des enseignants à rebrousser le chemin de l’école.
A Matadi, Kimpese, Mbanza-Ngungu, c’est la même situation qui prévaut. Dans les coulisses, l’on apprend de source digne de foi que le gouvernement central commence à honorer ses engagements. Sauf changement de dernière minute, les enseignants se prononcent ce samedi.

