Le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement prend la mesure de l’urgence sous le pont Maréchal et sur ses voies d’accès après les pluies torrentielles du 3 décembre 2024. Il ordonne au comité de gestion de l’Organisation pour l’Équipement de Banana-Kinshasa (OEBK) de lancer au plus vite les travaux de génie civil. Le directeur général adjoint de ce service public, Aimé-Mathieu Vangu, donne le coup d’envoi.
Sous une chaleur accablante, le ronronnement d’une niveleuse retentit. Avec la précision d’un scalpel et la puissance d’un géant, elle sculpte le sol et prépare la route menant sous le pont Maréchal. Cette machine imposante transforme une chaussée ensevelie sous la terre et envahie par des Leucaena leucocephala (Faux mimosa) en une toile parfaitement plane.
Caillasse, moellons, sable… arrivent à bord de camions à benne. « Nous avons procédé au lancement des travaux suite à l’éboulement survenu sous le pont. Ce sont des catastrophes naturelles causées par les pluies du 3 décembre dernier. Partout dans la ville de Matadi, il y a eu des dégâts. Sur les réseaux sociaux, certains ont affirmé que le pont allait s’écrouler. Ce n’est absolument pas le cas », rassure Aimé-Mathieu Vangu.
Travaux financés sur fonds propres
Les pluies ont provoqué des éboulements à 28 mètres du pylône P2, ainsi que des érosions sur certaines voies d’accès.
Préoccupé par la sauvegarde du pont Maréchal, une infrastructure économique stratégique pour la RDC, le vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a non seulement dépêché une équipe de ses conseillers sur place, mais a également autorisé l’OEBK à amorcer les travaux.
Grâce à une gestion rigoureuse, les dirigeants de l’OEBK mettent chaque mois de côté des fonds pour l’entretien et la maintenance du pont. Cette prévoyance a permis de débloquer, rubis sur ongles de l’argent pour réaliser ces travaux d’urgence.
Les interventions devraient s’étendre sur trois semaines.
En somme, il n’y a péril en la demeure. Selon les ingénieurs japonais, constructeurs de cet ouvrage, le pont Maréchal a encore une durée de vie estimée à plus d’un siècle.
Un ouvrage vital, une intervention cruciale : l’OEBK veille à ce que le pont Maréchal reste debout pour les générations futures.

