« Sans le chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny. » Cette phrase d’Henri Morton Stanley, Albert-Fabrice Puela, ancien ministre des Droits humains et ancien député national, l’a rappelée à Jean-Pierre Bemba, reconduit dans le gouvernement Suminwa en qualité de vice-Premier ministre chargé des Transports, des Voies de communication et du Désenclavement. Ce secteur englobe notamment le chemin de fer, longtemps relégué aux oubliettes.
Albert-Fabrice Puela s’appuie sur ses relations privilégiées avec Jean-Pierre Bemba pour l’interpeller dès sa reconduction. « Sans chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny« , insiste-t-il, avant de préciser : « Aujourd’hui plus que jamais, la République compte sur vous pour concrétiser la réhabilitation de la voie nationale. » Il cite le chemin de fer interurbain de Kinshasa, dont la remise en état permettrait « d’assurer une meilleure fluidité des échanges, de désengorger la nationale n°1 entre Matadi et Kinshasa et, surtout, de réduire sensiblement les embouteillages dans notre capitale. »
Pour Puela, « Kinshasa, avec ses millions d’habitants et son rôle central dans la vie économique du pays, ne peut continuer à perdre chaque jour des heures précieuses dans des bouchons interminables ». Il recommande ainsi une coordination étroite entre le ministère des Transports et celui des Infrastructures pour » offrir aux Kinois des solutions de mobilité efficaces, modernes et durables, à la hauteur des ambitions de notre capitale. »
Un chemin de fer vétuste
L’ancien député attire également l’attention sur l’état du chemin de fer Kinshasa-Matadi. Devenu obsolète et faute de locomotives, il ne résonne plus du grondement des trains. Les paysans riverains, qui vivaient de la vente de leurs produits aux passagers et utilisaient le rail pour écouler leurs récoltes, ont vu leur mode de vie bouleversé. Certains villages se sont déplacés le long de la nationale n°1 pour survivre, d’autres ont purement et simplement disparu. Pendant ce temps, la nationale, surutilisée, se détériore chaque jour davantage et s’est transformée en un axe meurtrier, théâtre de multiples accidents.
Tout en félicitant Jean-Pierre Bemba pour la confiance renouvelée que lui a accordée le président Félix Tshisekedi, Albert-Fabrice Puela souligne que les attentes de la population sont immenses. Il énumère les priorités du secteur :
.L’élaboration et la mise en œuvre d’une politique nationale des transports et voies de communication ;
.La réhabilitation, la modernisation et la sécurisation des infrastructures ferroviaires, routières, fluviales, maritimes et aériennes ;
.La régulation et la supervision des opérateurs publics et privés ;
.L’amélioration de la connectivité et du désenclavement des provinces ;
.La promotion de la sécurité des usagers et du transport durable.
Enfin, Albert-Fabrice Puela assure sa disponibilité pour accompagner « toute initiative allant dans le sens du progrès et du développement de la RDC. »

