Pendant qu’il tentait de secourir sa mère qui était face à des bandits armés, vers quatre maisons, à Nkala-Nkala, à Matadi, Joël Molangi est criblé des balles. Il en est mort.
Il était environ deux heures du matin le samedi 8 novembre lorsque Joël Molangi, alerté par des cris, est sorti précipitamment de son annexe, torse nu et vêtu d’une culotte. Il essuie des tirs des assaillants encagoulés. Touché grièvement, il a tenté de fuir avant de s’effondrer dans la parcelle voisine. « Au secours ! À l’aide, je vais mourir ! », criait-il selon ce témoin. Il l’a transporté dans une formation médicale à proximité, personne n’a ouvert. Finalement, ils sont partis à l’hôpital provincial de référence de Kinkanda. Mais à leur arrivée, Joël avait déjà succombé à ses blessures.
Ce meurtre a profondément choqué les habitants de Nkala-Nkala. Ses amis, encore sous le choc, confient qu’il revenait d’une fête de mariage peu avant le drame.
« On lui a conseillé de quitter le matin, mais il a insisté de rentrer à la maison », raconte l’un d’eux, les larmes aux yeux.

