Dans la deuxième ville du Kongo central,Boma, il a plu des cordes, mercredi 10 décembre. Une pluie qui occasionne des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants des suites du débordement de la rivière Kalamu : Au moins dix morts et plusieurs maisons inondées.
Le courant d’eau entraîne l’écroulement du pont-ville (pont en acier) à la suite duquel certaines personnes périssent emportées par les eaux de la rivière Kalamu. Celles qui était sur ce pont en train de filmer à l’aide de leurs téléphones sentant le mouvement de l’effondrement ont dû rapidement quitter le pont. Une autre personne qui s’est accrochée au pont a été secourue par Donat Bola, militaire de force navale. Plusieurs maisons ont été inondées, des routes inaccessibles à l’instar de Sampa, Colonie…“Je pense qu’il y a partage de responsabilité devant cette situation catastrophique. Nous avons toujours dénoncé l’occupation de l’espace qu’on appelle lit majeure de la rivière. Le manque d’un plan de curage régulier de la rivière tout cela couplé à l’incivisme de la population a rendu la rivière comme un dépotoir”, explique un habitant.
Curage
La Fondation Clinton Bamana témoignage de sa compassion aux familles fauchées. Elle estime que “cette catastrophe, comme celle de décembre 2016, rappelle l’urgence d’un curage sérieux et structuré de la rivière Kalamu et d’une vraie politique d’assainissement pour protéger les bomatraciennes et les bomatraciens”. Cette Fondation réaffirme sa disponibilité « à accompagner, dans la mesure de ses moyens, toute initiative visant à protéger les populations, renforcer la résilience communautaire et restaurer l’espoir au sein d’une ville meurtrie mais courageuse« .
A la mairie de Boma, une réunion s’est tenue autour des ministres provinciaux de l’Intérieur, de Travaux public. Eve Bazayiba, ministre d’État en charge des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité est annoncée à Boma, ce jeudi.

