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Sekebanza : Bak’Agri fait germer l’espoir dans 204 ménages agricoles grâce au projet PADCV-PTA,

Des heureux ! C’est ce que la fondation de Cédric Bakambu est en train de réaliser dans des ménages à Sekebanza, au Kongo Central, grâce à la culture du maïs. BAK’Agri a été financé comme agrégateur dans le cadre du Projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles (PADCV-PTA) pour la campagne agricole 2025-2026. […]

Des heureux ! C’est ce que la fondation de Cédric Bakambu est en train de réaliser dans des ménages à Sekebanza, au Kongo Central, grâce à la culture du maïs. BAK’Agri a été financé comme agrégateur dans le cadre du Projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles (PADCV-PTA) pour la campagne agricole 2025-2026.

À l’INERA Ngimbi, dans le territoire de Sekebanza, à perte de vue, du maïs, de la variété Sc. 419, est emblavé sur une superficie de 304 hectares(204 pour la saison A et 136 pour la saison B)par des femmes et des jeunes. BAK’Agri, de la fondation du célèbre joueur international Cédric Bakambu, les a réunis en ménages, 204 au total.

Chacun exploite un hectare, après que la fondation a assuré le dessouchage, le déblayage, le labour, le hersage, le semis… « Ce sont des opérations agricoles que nous étions incapables de réaliser. En plus, BAK’Agri nous fournit gratuitement les semences. C’est ainsi que nous travaillons dur pour obtenir des résultats », remercie Fayol Mavakala. « Autrefois, il était impossible de travailler sur une grande superficie. Avec ce projet, nous avons chacun un hectare ; le travail est allégé et nous voyons déjà les résultats », rend grâce à Dieu Esther Ngoma, qui affirme que « leur avenir est désormais assuré ».

Le travail des jeunes et des femmes consiste à sarcler, butter, lutter contre les ravageurs, entre autres.

« Nous semons plus que des graines »

Le Projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles (PADCV-PTA) a financé BAK’Agri comme agrégateur, qui a l’objectif d’emblaver 3 000 hectares. « Nous ne sommes pas ici pour annoncer un rêve, mais pour lancer une action structurée et durable. Avec l’appui des autorités, des partenaires techniques et financiers et l’engagement des communautés locales, nous allons démontrer qu’un territoire peut devenir un espace d’opportunités, de croissance et d’espérance. Nous semons plus que des graines : nous semons l’avenir, nous semons la prospérité, nous semons la transformation« , déclare avec fierté Jonathan Bakambu, père de celui que l’on appelle affectueusement “Bakagoal” et vice-président de BAK’Agri.

Aller vite et travailler à l’échelle

Le partenaire financier est la Banque africaine de développement (BAD). Son représentant, le chef de division Vincent Castel, constate de visu les réalisations. « C’est véritablement une satisfaction. Il y a deux ans et demi, on ne pouvait pas imaginer un tel état d’avancement. Le président de la République avait confié à la BAD une mission : contribuer au financement de cette vision de la revanche du sol sur le sous-sol. Il y avait deux points cardinaux : aller vite et travailler à l’échelle. Ce que nous avons vu aujourd’hui est impressionnant. À perte de vue, il y a du maïs. C’est quelque chose qui inspire confiance », se réjouit.

La revanche du sol sur le sous-sol

C’est grâce au Fonds social de la République démocratique du Congo (FSRDC), qui a mobilisé des financements auprès de la BAD, que le projet BAK’Agri a pu se concrétiser. « Ce rêve, c’est la transformation agricole. C’est la revanche du sol sur le sous-sol. C’est la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, qui est mise en œuvre ici », reconnaît Philippe Ngwala, coordonnateur national du FSRDC, frénétiquement applaudi par les femmes et les jeunes bénéficiaires du projet. « Prenez ces initiatives à bras-le-corps. Protégez-les, appropriez-vous-les et impliquez-vous afin que nous puissions renforcer nos communautés locales », motive-t-il.


Le travail de sa structure est salué par le ministre de l’Agriculture et sécurité alimentaire , Muhindo Nzangi. « Les résultats que je vois ici sont un exploit. Le message que Cédric Bakambu nous transmet est clair : nous pouvons construire notre pays avec la diaspora. Réussir au Congo n’est pas sorcier et qu’ on ne peut être sélectionné sans avoir fait un pas », résume le ministre.

Il rappelle que le président Félix Tshisekedi valorise l’agriculture à travers sa vision de la revanche du sol sur le sous-sol. « Quoi qu’il en soit, nous allons tous pratiquer l’agriculture avec cette vision« , encourage-t-il, avant d’inviter les habitants à se constituer en coopératives et à s’adonner aux cultures pérennes telles que le café, le cacao et le palmier à huile. Son ministère enverra 200 000 plantules de cacao et de café ainsi que 50 000 plantules de palmiers. « Cultivez-les derrière vos maisons, à raison de 50 plantules chacun. Cela vous procurera des revenus », garantit le ministre.

Tout le maïs que les 204 ménages récolteront sera transformé en semoule dans une usine à Kwakwa, à 9 km de l’INERA Ngimbi, d’une capacité de 100 tonnes par jour.
Au vu des résultats, le maïs affranchira des femmes et les jeunes de Sekebanza.

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