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A Matadi, un bébé expulsé tombe: la famille et l’hôpital livrent des versions opposées sur le décès

.Divergence de versions! Pour Lubanzadio, un habitant de Matadi,  » il y a eu négligence et sabotage du personnel soignant de l’Hôpital de référence de Kiamvu « , où sa femme devait accoucher. Conséquence, selon lui : le nouveau-né a été expulsé, tombé au sol et est décédé. Une version catégoriquement réfutée par l’établissement hospitalier. Vendredi […]

.Divergence de versions! Pour Lubanzadio, un habitant de Matadi,  » il y a eu négligence et sabotage du personnel soignant de l’Hôpital de référence de Kiamvu « , où sa femme devait accoucher. Conséquence, selon lui : le nouveau-né a été expulsé, tombé au sol et est décédé. Une version catégoriquement réfutée par l’établissement hospitalier.

Vendredi sombre au parvis du reposoir de Kinkanda. Les membres de la famille Lubanzadio sont en pleurs. C’est un bébé que l’on conduit au cimetière. La consternation est à la hauteur de leur conviction sur les circonstances du drame. « En principe, lorsqu’une femme se rend à l’hôpital pour accoucher, on la place sur un lit. Mais ma femme est restée au sol. Les infirmières criaient sur elle sous mes yeux. On m’a même demandé d’aller la surveiller. On nous a dit qu’il fallait procéder à une césarienne. Elle avait d’abord refusé. Au moment où on lui a demandé de monter sur le lit, j’échangeais avec le médecin pour l’autoriser à pratiquer l’intervention. C’est à cet instant que l’enfant a été expulsé et est tombé, rendant l’âme sous les yeux de ma fille », raconte Lubanzadio.
Acheminé à la morgue, le corps du nouveau-né présentait une bosse au front, affirme-t-il.

Ping pong

À l’Hôpital de référence de Kiamvu, la thèse de la négligence est rejetée. « Il s’agit d’un cas de mort in utero de deuxième degré, c’est-à-dire que le fœtus était déjà décédé depuis plusieurs jours dans le ventre de sa mère. Le mari de madame Nsimba en avait été informé par le biais du médecin consultant, quelques heures avant l’expulsion du fœtus, pendant que l’équipe se préparait pour une césarienne. Fait insolite, pendant que la femme s’agirait par des douleurs des contractions, elle s’est retrouvée en dehors de la salle, et c’est là qu’elle va accoucher. Il ne s’agit nullement de négligence ou de sabotage »,, explique le Dr Ducoup Makunsa, médecin directeur.
De son côté, le père de l’enfant conteste cette version : « L’enfant était bien portant. Aucun examen d’échographie n’atteste qu’il était décédé dans le ventre de sa mère. »

Enquête

Une doctoresse ayant requis l’anonymat précise que « les infirmières peuvent évaluer depuis combien de temps un fœtus est décédé, notamment à partir de l’état de la peau ». Elle ajoute que  » même lorsqu’un bébé est mort in utero, la femme peut avoir des contractions et accoucher par voie basse. C’est parfois l’option privilégiée par le corps médical ».
L’Inspection provinciale de la santé a ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités.
Selon plusieurs témoignages, depuis la mise en œuvre de la gratuité de la maternité, des cas de mortalité néonatale seraient de plus en plus signalés.

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