Matadi : des employés dans la rue pour réclamer un salaire au taux de change actuel

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grogne des empoyés d'indopakistanais /photo infobascongo

 

grogne des empoyés d'indopakistanais /photo infobascongo
grogne des empoyés d'indopakistanais /photo infobascongo

Lassés d’être payés à un taux inférieur, les employés d’Indopakistanais et Libanais de Matadi à 365 km de Kinshasa affiliés à la Confédération démocratique du travail(Cdt) sont allés dans la rue. Ils ont remis au gouvernorat un mémorandum. 

 Ils étaient environs 200, partis de la place M’Zee Laurent Désiré Kabila. Ils chantaient et lançaient en chœur une phrase : ‘’taux du jour’’. C’est l’essentiel du message que comportait leur unique calicot.

Depuis Juin 2008, ils sont payés au taux de 560 fc pour 1$. Pourtant, le taux est aujourd’hui de 910 fc pour 1$. ‘’ Trois mois après seulement, ce montant qui représentait 150$ ne vaut même plus 100$ ‘’, revèle une travailleuse.  Mi-novembre, leur syndicat avait écrit à l’inspection du travail lui demandant d’enjoindre les Indopakistanais et Libanais propriétaires de la plupart des magasins en ville à appliquer l’ordonnance du 30 avril. Celle-ci fixe le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) à 3$. L’esprit de la lettre selon la Cdt est le paiement au taux du jour. Le Ministre national de l’emploi, travail et prévoyance social avait exigé son application. Malheureusement, ces travailleurs ont été payés au taux de 560fc pour 1$. Les magasins de leurs patrons ont fermé tout l’avant-midi.

Au gouvernorat de province, ils ont été heureux de remettre leur mémorandum à Simon Mbatshi, le Gouverneur. Août 2007, ce dernier avait obligé à leurs employeurs de leur payer pas moins de 100$ au dernier travailleur. Certains parmi eux gagnaient à peine 40$. Il leur avait dit : ‘’ Comptez sur moi. Vous n’êtes plus orphelins.’’. C’est ce que ces travailleurs lui ont rappelé. ‘’ Ne craignez rien. Leurs marchandises, ils les vendent au taux de 560fc ou de 910fc ?’’ a-t-il demandé sans attendre des réponses. Et d’ajouter : ‘’Je les attends dans mon bureau.’’.

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