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    Les journalistes du Kongo central décident de redorer le blason terni de leur profession

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    Samedi 16 mars, Jean Kimboko Ndombasi, journaliste professionnel, manager de la Radio et télé communautaire de Muanda, élu député provincial, réunit à l’hôtel « La Fleur » à travers un dîner-atelier, les organes de d’auto-régulation, de régulation et des journalistes du Congo central autour du thème : »Enjeux de l’heure et pladoyer’. Objectif : redonner au métier de journaliste ses lettres de noblesse.

    Une trentaine de journalistes de Matadi, Boma, Muanda, Kimpese et Mbanza-Ngungu sont à l’écoute de quatre professionnels des médias. Alphonse Nekwa Makwala, directeur de la publication de www.infobascongo.com est l’un d’eux. Il aborde le sous -thème : Journalisme au rabais, vice à l’épanouissement de la profession. Il met en évidence les lois qui régentent la profession pour démontrer que le métier est codifié avant de relever les fautes que commettent régulièrement les journalistes notamment ceux qui ont étudié dans les écoles de formation comme l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication : injure, diffamation, atteinte à la vie privée, plagiat… Pour lui, certains journalistes commentent délibérément des fautes parce que soudoyés par des politiques mais veulent que la corporation leur soit solidaire quand ils sont interpellés par la service de sécurité ou la justice. Le journaliste n’est pas un homme spécial. Il doit cesser de se croire tout permis. De qui sommes nous solidaires ? Journaliste qui t’a fait roi ? », s’est-il interrogé relevant notamment le livre de Bernard Béguin, journaliste français. Il propose que l’Union nationale de la presse congolaise se mue en ordre, pas n’importe lequel mais l’ordre des avocats où relève-t-il règne la discipline.
    A côté de Nekwa se trouve Nana Mbungu. Elle aussi journaliste à www.infobascongo.com et à la Radio-television Boma (RTB). Elle intervient sur : La femme journaliste face aux valeurs intrinsèques du métier, est-elle encore valeureuse ? Elle demande que l’on voit la journaliste comme professionnel des médias et non femme, réfutant les stéréotypes. « Oui,elle est valeureuse. Elle est respectueuse des normes professionnelles »,soutient-elle avant d’encourager l’opinion à regarder la femme journaliste comme une personne qui a des atouts et qui peut travailler comme tous journalistes.

    Elle cite des valeurs comme Ghislaine Kamalandua, sous-directeur à la Radio-television nationale congolaise, station provinciale du Kongo central, Espérance Kamusha…

    Deux autres intervenants de grande facture que sont Dieudonné Mwaka, directeur provincial de l’UNPC et le journaliste d’investigation Monsieur l’abbé Philibert Mayengele, directeur de la radio Maria ont planché respectivement sur: Principes et règles de la profession journalistique et phénomène mouton noir et
    Journaliste face aux autorités et institutions. Quelle attitude ? Et le phénomène coupage, quid ?

    Non aux « moutons noirs« 

    Ces assises facilitées par Célestin Bibimbu, coordonnateur provincial du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) ont accouché d’une série de recommandations issues des travaux de quatre groupes : “Identifier les moutons noirs et organes de presse et procéder à leur formation immédiate ; appliquer la rigueur dans l’octroi de la carte de presse ; encourager les femmes à assumer les postes de responsabilités tenant compte de leur compétence ; subventionner les médias publics que privés ; contraindre les promoteurs des médias à pouvoir faire signer des contrats de travail à leurs journalistes ; la création d’un cadre de concertation composé des acteurs de médias et institutions…”
    Ces recommandations destinées aux diverses cibles seront coulées sur une feuille de route et remises à Jean Kimboko Ndombasi. « Je vous rassure que ça va continuer parce que nous voulons remettre de l’ordre dans notre secteur. Certes, il y a des professionnels des médias qui font la fierté de leurs médias respectifs mais aussi il y a des moutons noirs. Les « moutons noirs »(Des personnes qui se présentent comme journalistes dans des manifestations sans en avoir qualité et qui se livrent à la recherche de l’argent,Ndlr) ne sont pas venus de l’étranger , ce sont nos propres frères. Ce sont nos cousins, ce sont nos amis.
    ”, reconnaît-il. Il ajoute : »Le moment est venu pour les encadrer. Ceux qui seront disponibles , on va chercher une fenêtre pour trouver les moyens. Mais ceux qui ne seront pas disponibles, je ne dis pas qu’ils seront traqués, mais nous allons travailler avec les services de sécurité pour les empêcher parce qu’ils dérangent. Ils sont en train de dévaloriser la profession et ça ne peut pas continuer comme ça. »


    Les journalistes se sont engagés à accompagner leur confrère, désormais interface entre eux et les institutions provinciales en vue « de redorer le blason ternie de la presse du Kongo central. “Nous restons derrière lui pour le pousser à faire le suivi des recommandations issues de ces assises pour apporter un changement”, soutient Célestin Kashala, directeur de programmes de la Radio Bangu Kimpese. “
    Prochain dîner-atelier: Le Bas-fleuve, Cataractes et Lukaya.

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