AWF forme les agents de services étatiques commis aux frontières pour une réduction sensibles du trafic faunique, au Kongo central

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La RDC, plaque tournante du commerce illégal de la faune sauvage très lucratif à l’échelle internationale, regorge des frontières poreuses. Le port de Matadi, au Kongo central est également indexé. C’est dans cette optique que African wildlife foundation (AWF) qui a pour vocation de conserver les ressources naturelles en Afrique forment des agents de services étatiques affectés aux frontières pour lutter drastiquement contre le trafic d’espèces sauvage en voie d’extinction.

“Nous voulons réduire cette capacité qu’ont les trafiquants à pratiquer avec toute aisance la criminalité faunique en RDC. Pas seulement à pratiquer, à tirer profit parce que nous allons savoir dans les exposés qui vont suivre combien se chiffrent aujourd’hui les ressources de la contrebande des produits illégaux de la faune. Et cette pratique que nous voulons réduire, ces bénéfices que nous voulons réduire des espèces qui d’abord proviennent de la RDC parce que la RDC c’est un pays de ressources mais aussi identifier comme pays de transit des espèces de faune qui viennent d’autres pays mais qui passent par la RDC profitant “de la porosité des frontières congolaises”. circonscrit Me Joe Kassongo, Chargé d’application de la loi.

Investiguer et saisir

Le trafic d’espèces sauvages est la quatrième activité commerciale au niveau mondial. Les saisies restent un moyen de dissuasion pour stopper cette activité qui a atteint des proportions tellement inquiétantes qu’aujourd’hui, tout le monde est en alerte maximale. Pour y arriver, une vingtaine d’officiers de police judiciaire (OPJ) des agences publiques en l’occurrence la Direction générale des douanes et assises (DGDA), l’Office congolais de contrôle (OCC), la Direction générale de migrations (DGM) ainsi que l’Office national des transports (Onatra) au Kongo central sont en train d’être formés en vue d’investiguer et de saisir pour des poursuites et des condamnations judiciaires, du 12 au 16 février, à l’hôtel Ledya, à Matadi.

Les pangolins, les éléphants, les rhinocéros… sont concernés par ce trafic et leurs spécimens. Cette formation est rendue possible grâce au financement du département d’État des États-Unis en charge de la lutte contre les stupéfiants et l’application de la loi.