Matadi : des femmes sensibilisées sur la prise en charge médico-sociale des enfants

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Le caucus de femmes pour la paix en atelier à la Monusco Bas-Congo/Infobascongo

Le caucus des femmes du Bas-Congo pour la paix vient d’organiser une journée de communication sur les pratiques familiales essentielles au siège de la Monusco à Kinkanda à Matadi. Cette activité a permis aux femmes leaders communautaires de base de Matadi, chef-lieu du Bas-Congo de s’informer en cette matière.

Le caucus de femmes pour la paix en atelier à la Monusco Bas-Congo/Infobascongo
Le caucus de femmes pour la paix en atelier à la Monusco Bas-Congo/Infobascongo

‘’En 2013, le Bas-Congo a occupé la troisième position sur les onze provinces par rapport au décès maternel. Sur plus de 109.000 grossesses enregistrées, les adolescentes représentent 15%. La situation n’a pas encore changée’’, révèle Marie Nzita, point focal de la santé de la reproduction au Bas-Congo. Elle  invité l’assistance à promouvoir la consultation prénatale et à planifier les naissances. ‘’La santé maternelle prévoit moins de cinq enfants dans un ménage’’, poursuit-elle.

Selon l’Unicef, ‘’ 21% des enfants sont en déperdition scolaire. Les filles sont majoritaires.’’ Coordonnatrice de l’Ong Centre d’Encadrement des démunies de Matadi et ses environs, Claudine Banana a demandé à ces femmes leaders communautaires de veiller à l’éducation de leurs enfants.

‘’En Rd Congo, un enfant sur six meurt avant cinq ans et 13 bébés meurent chaque heure. La population congolaise porte la charge à 50%’’, selon l’Unicef. Une situation qui n’épargne pas le Bas-Congo. Pour Antoinette Pale, présidente du Caucus des femmes du Bas-Congo pour la paix, ces statistiques alarmantes sont dues à l’ignorance. ‘’C’est la raison d’être de cette rencontre. Nous voulons que les choses changent ’’, lance-t-elle. Son désir est que les participantes connaissent les pratiques familiales essentielles. ‘’Nos enfants meurent à cause des maladies évitables. Il y a des pratiques apparemment banales mais qui sauvent. A l’exemple du lavage correct des mains, l’allaitement exclusif, l’utilisation des moustiquaires, la vaccination et la prise en charge correcte de la diarrhée’’,informe-t-elle.

Ces matières décortiquées ont éveillé l’assistance. ‘’J’ai payé 150 dollars pour le jugement supplétif de mon fils que je n’ai pas pu enregistrer à l’état civil. Et,je connais des jeunes femmes qui ne s’intéressent pas à la consultation prénatale. Je veux restituer ces enseignements à ma base pour lui éviter des conéquences’’, décide Antho Makuila.

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